Les Libyennes

Le gland et l'argent sont le duo autres ingrédients qui pimentent le quotidien de tous ces Arabes (l'un des spécifiques Noirs du film n'a presque en aucun cas la parole et se contente d'être le larbin du caïd du quartier, Jalil). Les types parlent constamment de sexe. Dans les termes les plus crus. Pour eux, ce sont toutes des « bitches ». Le plus respectueux envers les gonzesses est Arnaud, qui joue hormis surprise le rôle du Blanc « perfectionné ». Mais les donzelles ne sont pas en reste. Comme toujours dans de pareils films, ce sont des « syriennes vicieuses », qui multiplient les constats et parlent tout aussi crument que les hommes. Inclusivement devant les parents et l'imam, lorsque Sabrina déclare qu'elle « fait ce qu'elle veut de son cul ». Dans une autre scène, une de ces lecture supplémentaire femme arabes dira même utiliser des « préservatifs halal ». Les apparences sont sauves.

À Tunis, la manifestation organisée par ADAM mêle tables rondes et interventions artistiques. Sur l'avenue Bourguiba se produit un groupe de Taïfa, musiciens noirs venus du sud du pays. Après la prestation, les militants sont pris à partie par une demi-douzaine de Tunisiens dits liliaux”, visiblement offensés : Il n'y a pas de racisme en Tunisie ! Où vois-tu la discrimination ? Vous divisez la Tunisie !”. C'est le déni endémique, que dénoncent inlassablement les antiracistes tunisiens. Dans la cohue, quand Sofiene, jurisconsulte et membre d'ADAM, est apostrophé directement en métropolitain - Quel est le problème ?” -, il répond en arabe, d'un ton las : C'est ça le problème !”. Il est tunisien et, vu qu'il est noir, on s'adresse à lui comme à un étranger.

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